Robin d'Ardèche, roman en ligne
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Motivations de l'auteur ------------------Début
du récit---------------------------------
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--Ne dites pas cela, j'en viens.
--Ben, je ne sais pas si je vais vous garder. Non, je plaisante, mon cher Robert.
--J'avais compris. Et ces motards, ont-ils quelques traits de nature à les identifier ?
--Hors mis la flèche ? Non. Ah, si ! Il y en a un qui parle avec un fort accent étranger. Germanique, je dirais. Peut-être même bavarois. C'est qu'ils portaient quand même des casques. Ils étaient tout en noir. Les motos aussi.
--Le Bavarois : celui qui a tiré à l'arc ?
--Non, celui-là était plus svelte. Le chef de la bande, sans doute. L'autre était gras. Quant au troisième, une vraie armoire à glace. À côté de lui, sa moto, une Harley, on aurait dit un chien de salon. C'est comme je vous dis !
--Voilà qui va sûrement aider les enquêteurs. Monsieur Bargouin, merci beaucoup."
Un moment de silence dans le bar. Puis tout le monde s'est regardé.
--Moi, je sais qui c'est, dit Santer. J'en jurerais.
--Vous pensez la même chose que moi ? monsieur l'Adjoint, dit Bornas.
--Je ne sais pas ce que vous pensez. Pour moi, le chef des trois forbans, et bien, c'est Robin Dubois !
--"Robin Dubois! ?" reprend la salle en choeur.
--Oui, Robin Dubois. Je savais bien que ce gars-là n'était pas net des entournures.
--Menteur ! s'écrie Marion choquée. Vous n'avez pas de preuves. Vous accusez à tord et à travers. Robin est un honnête et gentil garçon. Et ses malheurs vous arrangent bien.
--Marion, tais-toi ! la rappelle à l'ordre madame Éléonore.
--Je n'ai peut-être pas de preuves pour ça, dit Santer. Mais j'en trouverai bien pour autre chose. Ma main à couper qu'il n'est pas innocent. Quant aux deux autres zigotos, il n'est pas besoin d'être grand clerc pour reconnaître Stucka et Petitjean. Et d'ailleurs, où sont-ils ? Que font-ils de leurs journées ? De quoi vivent-ils ? Il serait bon de s'en inquiéter.
On en est là des propos de taverne quand tout à coup, un nouvel impromptu vient gommer l'effet de la précédente annonce. Il y a des jours, je te jure, où on ferait bien de rester couché ! Robert Denesle a enchaîné ses dépêches, jusqu'à celle-ci :
"--Nous venons juste de découvrir que Richard Fauvel , maire d'une petite commune du plateau ardéchois vient d'être arrêté à Krems, en Autriche, où il participait à une conférence sur le Moyen-Orient.
"Il est accusé de trafic de stupéfiants. On a trouvé dans sa chambre d'hôtel, une malette en cuir contenant sept kilos de cannabis. Lui, jure ne l'avoir jamais vue.
"En attendant, on l'a incarcéré dans la prison de Dürnstein, au pied du château du même nom. Le magistrat Léopold Schmidt, en charge de cette affaire, a d'ores et déjà fixé le montant de la caution. Elle s'élève à cent mille euros. Une rançon royale, on peut le dire !"
La reine mère en a les jambes coupées. On lui aurait appris la mort de Richard que ça ne l'aurait pas plus frappée. Le sang lui bourdonne aux tempes. Elle a chaud, elle a froid, elle tremble. La nausée monte. Elle est moins fière, à présent.
La vamp est redevenue mère. Son fils ! On a touché à son fils ! Et puis, la drogue, ça n'est pas de lui. Il ne peut pas avoir tramé là-dedans. Ni de près, ni de loin. Elle le connaît.
--Sortez ! Sortez tous ! hurle-t-elle aux clients.
La salle se vide. Seuls restent Santer, Bornas, et Marion. L'adjoint au maire prend sa tête consignée des mauvais jours. Il tend à madame Fauvel une chaise.
--Éléonore, assieds-toi, dit-il.
La mère de Richard a beau être digne, c'est plus fort qu'elle. Elle éclate en sanglots. Santer lui caresse l'épaule, et, après un temps, il dit en soupirant :
--Ah, ces jeunes ! Ces jeunes ! Ayez donc des enfants !
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